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Guide indispensable pour jouer aux jeux vidéo avec un handicap

Bienvenue sur ce guide. L’accès aux jeux vidéo sur PC est l’un des sujets que nous traitons le plus au sein de Give Access. Pourquoi ? Les jeux vidéo constituent l’environnement le plus exigeant en terme d’accessibilité. Multiplicité et complexité des actions à réaliser, grande réactivité, gestes précis, etc., tous les défis les plus grands sont contenus dans l’accessibilité des jeux vidéo. Vous connaissez très certainement l’adage “Qui peut le plus peut le moins !”. C’est justement ce que nous avons compris lorsque nous avons développé les logiciels Give Access : si les jeux vidéo étaient rendus accessibles alors l’intégralité du contrôle de l’ordinateur s’ensuivait et une nouvelle ère de l’accessibilité s’offrait à tous.

À travers ce guide, nos experts en accessibilité ont voulu vous détailler chaque technologie et préciser ce qu’elles permettent ou non de faire.

Nous diviserons cet article en deux parties : les Aides Techniques Classiques et les Aides Techniques High-tech mais juste avant de commencer, si la thématique du handicap et des jeux vidéo vous intéresse, n’oubliez pas de consulter notre article Jouer aux jeux vidéo avec un handicap moteur qui vous détaillera les aides techniques adéquates pour jouer à chaque type de jeux vidéo.

Aides Techniques Classiques

Ce sont des aides techniques matérielles connues et utilisées depuis longtemps mais elles sont obligatoires pour réussir à rendre accessible la sphère des jeux vidéo.

Dispositifs de pointage

Les dispositifs de pointage sont basiques et indispensables dans près de 90 % des jeux vidéo. Le dispositif de pointage est ce qui permet de piloter le pointeur sur un écran. C’est aussi ce dispositif qui permet de “viser” dans un jeu de tir par exemple !

Il existe majoritairement 5 dispositifs :

1. La souris : il en existe de toutes les formes (petites, grandes, très incurvées, plates, etc.), de tous les poids, avec 3 boutons ou plus selon les modèles et parfois programmables. Les inconvénients de cette technologie sont la dureté d’actionnement des boutons et la nécessité de faire de multiples gestes pour réaliser les mouvements de pointeur souhaités. Ce n’est donc clairement pas une technologie facile à utiliser pour une personne ayant très peu de mobilité des mains.

2. La trackball : il s’agit d’une “souris inversée”. La base est fixe et une “boule” (ball) amovible est située sur le dessus et permet à l’utilisateur de manipuler celle-ci directement avec les doigts . Pour cette technologie, plusieurs variations existent :

  • la taille et le poids de la boule (ces deux facteurs impactent fortement la sensibilité du dispositif)
  • la taille de la base
  • le nombre de boutons
  • le logiciel fourni avec le matériel. Ici, la programmation des boutons est plus rare.

L’avantage majeur de cette technologie est qu’elle permet à l’utilisateur de placer sa main et de ne plus bouger de cette position sans que cela ne soit gênant pour contrôler parfaitement le pointeur.

Du côté des inconvénients, là encore, les boutons de la souris ne sont pas toujours faciles à actionner.

Pour finir, sachez aussi que l’on peut très bien penser aussi à piloter une trackball avec le menton ou les lèvres, c’est ainsi que le fondateur de Give Access contrôle son ordinateur.

3. Le contrôle oculaire : c’est le contrôle du pointeur et des clics avec le mouvement des yeux et des paupières. Cette technologie n’est pas toujours facile à maîtriser en fonction des handicaps car c’est une technologie qui demande beaucoup de précision dans les mouvements des yeux. Cela peut donc provoquer de la fatigue oculaire mais plus encore, il y a, avec cette technologie, de nombreux mouvements “parasites” du pointeur. Néanmoins, ce type d’aide technique lorsqu’il est bien paramétré, peut faire des miracles ! C’est une technologie à tester en conditions réelles avant de se faire un avis !

4. Les Joysticks : il en existe de deux sortes. La première est un joystick qui se branche directement sur le PC (IntegraMouse), la deuxième est le joystick d’un fauteuil électrique qui se connecte en Bluetooth sur l’ordinateur. Cette technologie est intéressante mais provoque bien souvent des lenteurs de contrôle en jeu. Néanmoins, une fois bien maîtrisée, le joueur peut tirer parti de cette technologie à son plein potentiel !

5. Le TrackIR : nous ne traiterons pas de cette technologie ici mais bien plus en détail dans les paragraphes suivants car il s’agit d’une aide technique multi-usage qui peut à la fois être utilisée pour réaliser des actions de la souris (mouvement du pointeur et clics), pour simuler des appuis sur le clavier ou encore pour contrôler un joystick virtuel.

Clics de la souris

Les clics de la souris représentent l’action majeure que l’on fait lorsque l’on utilise un ordinateur et donc par extension lorsque l’on joue à un jeu vidéo. De ce fait, pour parvenir à jouer confortablement, il faut absolument disposer d’un accès le plus rapide et le plus efficace possible à cette fonctionnalité de la souris.

Comme nous l’avons expliqué précédemment, les boutons des souris et trackballs sont généralement durs à actionner. C’est pourquoi, en cas de faible force musculaire, il est préférable de dissocier le dispositif de pointage, que l’on utilisera uniquement pour sa fonction de mouvement du pointeur, de la partie clics que l’on peut piloter par une autre aide technique. Cette dissociation comporte l’avantage de permettre un placement indépendant du dispositif de pointage et du dispositif de clic.

Les technologies permettant d’effectuer les clics de la souris sont multiples. Il existe en effet plein de technologies différentes. En voici quelques-unes :

1. Les contacteurs : les déclinaisons sont très variées. Ainsi, on peut en trouver de toutes les formes, couleurs, duretés d’actionnement… Le gros avantage des boutons est qu’ils permettent à la fois de réaliser des actions brèves (on appuie et on relâche tout de suite) mais aussi des actions continues (on appuie durant un certain temps puis on relâche).

2. Les interfaces tactiles : c’est une très bonne technologie car elle ne nécessite pas de “force d’appui” mais elle nécessite une précision dans les gestes.

3. Les contacteurs au souffle : c’est une technologie très utilisée auprès des personnes ayant très peu de force musculaire. Elle permet de faire un clic gauche lorsque l’on souffle et de faire un clic droit lorsque l’on inspire dans un petit tuyau.

Reconnaissance vocale

Les logiciels de reconnaissance vocale sont extrêmement intéressants pour permettre à une personne en situation de handicap moteur de contrôler les jeux vidéo. Néanmoins, cette technologie nécessite plusieurs prérequis matériels : un micro, un environnement sonore relativement calme et un ordinateur disposant d’une quantité importante de mémoire vive (RAM) pour obtenir un taux de reconnaissance satisfaisant.

Outre ces inconvénients matériels, il faut aussi que l’utilisateur possède une voix suffisamment forte et de bonnes capacités d’articulations des mots afin de bien se faire comprendre du logiciel. Un autre facteur qui rentre en jeu dans l’utilisation de cette technologie est celui du souffle car il faut pouvoir avoir un volume sonore suffisant et assez long pour dire certaines commandes “en une seule fois”.

Les deux logiciels que nous pouvons vous conseiller sont :

1. Dragon NaturallySpeaking : ce logiciel permettra (outre l’écriture massive de textes pour une utilisation autre que celle des jeux vidéo) d’effectuer des appuis brefs sur des touches du clavier par la voix. Grâce à des commandes comme “Taper Alpha”, “Taper Touche Entrée”, etc., on parvient à accéder aux différentes touches du clavier. L’inconvénient de ce logiciel est qu’il est cher (minimum 120 € car une version basique ne suffit pas) et qu’il ne peut simuler que des appuis brefs sur les touches du clavier. Il nécessite aussi de connaître l’alphabet phonétique international et de procéder régulièrement à des sessions d’apprentissage pour que le logiciel s’adapte à votre voix.

2. VoiceAttack : ce petit logiciel ($15) permet de faire énormément de choses avec sa voix. On peut gérer avec lui les appuis brefs, les appuis continus, les actions de la souris, les actions d’un joystick, écrire des phrases prédéfinies, etc. etc… Bien que les applications soient très vastes, ce logiciel nécessite un temps d’apprentissage et une connaissance de l’informatique assez avancée. Alors, certes, cela ne repoussera pas les joueurs les plus assidus mais ce n’est pas une technologie facile pour un casual gamer ou un novice en informatique.

Clavier sur écran

Les logiciels de clavier sur écran sont des incontournables pour jouer aux jeux vidéo. Les interfaces tactiles que l’on peut “cliquer” pour émuler les touches du clavier sont très intéressantes. Ainsi, on peut citer deux logiciels très intéressants de clavier sur écran :

1. Le clavier visuel de Windows : celui-ci est très complet mais ne fonctionne pas dans toutes les situations et notamment dans les situations où il faut faire des appuis continus sur une touche. Sur certaines machines cette fonctionnalité est parfaitement opérationnelle et sur d’autres malheureusement pas. De plus, ce clavier a l’inconvénient d’être assez grand et donc prend une place non négligeable sur l’espace de vision du jeu. Il a tout de même l’avantage d’être gratuit.

2. Comfort On-Screen Keyboard Pro (20€) : il possède de très nombreuses fonctionnalités. Ainsi vous pouvez fabriquer vous-même vos propres modèles de clavier et n’avoir à l’écran que les touches qui vous sont nécessaires. De plus, les appuis continus fonctionnent systématiquement. C’est aussi un clavier sur écran capable d’effectuer des combinaisons clavier d’une manière continue. De plus, vous avez la possibilité de personnaliser à 100 % l’apparence des claviers que vous allez créer.

Utiliser un clavier sur écran dans les jeux vidéo peut être intéressant mais il faut garder à l’esprit que pour avoir accès au clavier sur écran, il faut que le jeu vidéo utilisé accepte d’avoir des fenêtres au-dessus de lui. En effet, un clavier sur écran nécessite d’être toujours au premier plan par rapport aux autres fenêtres. C’est grâce à cela que vous pouvez l’activer. Si malheureusement, le jeu vidéo est programmé de manière à se placer systématiquement au premier plan, il va automatiquement mettre le clavier sur écran en second plan et ainsi, ce dernier ne pourra plus être actionné.

On a le même problème quand les jeux vidéo sont en plein écran. Bien que le plein écran obligatoire disparaisse au fur et à mesure des années avec l’introduction du mode fenêtré et du mode plein écran fenêtré disponibles dans les options graphiques des jeux, il reste néanmoins assez présent dans la sphère vidéoludique. Lorsque un jeu vidéo est en plein écran, la technologie des claviers sur écran devient inutilisable.

Aides Techniques Modernes ou Aides Techniques High-tech

Les aides techniques high-tech sont extrêmement intéressantes car elles permettent d’atteindre un niveau d’accessibilité des jeux vidéo jusqu’ici jamais égalé.

TrackIR

Il s’agit d’un dispositif optique ressemblant à une webcam. Ce dernier capte la lumière infrarouge invisible. Ainsi, en mettant en place une petite surface réfléchissante sur un endroit de votre corps, celui-ci devient détectable par le dispositif optique. On peut parfaitement envisager de une mini-surface réfléchissante sur un point du visage, le bout d’un doigt, la monture de lunettes, etc… En fonction des mouvements que vous réaliserez, vous pourrez effectuer différentes actions : mouvements du pointeur, clics de la souris, appuis sur des touches du clavier, manipulation des axes d’un joystick virtuel, etc. Les possibilités de contrôle sont donc quasi infinies. Il existe tout de même quelques inconvénients à ces dispositifs :

1. Il ne faut pas avoir de surface réfléchissante derrière soi qui pourrait perturber le capteur optique

2. Le dispositif et son logiciel ne sont pas capables d’émuler une action continue : ainsi, pour en faire une, il faut bouger en permanence pour que le capteur détecte que l’action est continue.

3. Il faut avoir de grandes amplitudes de mouvement pour que le capteur prenne en compte le déclenchement d’une action. C’est donc un frein assez conséquent pour les personnes qui ont de faibles amplitudes de mouvements.

4. L’utilisation de ce type de technologie nécessite une assez bonne connaissance en informatique et un temps d’adaptation est nécessaire avant d’être parfaitement opérationnel.

De plus, il est aussi possible de programmer des scripts pour améliorer cette technologie mais bien entendue cela nécessite des connaissances en programmation informatique.

Webcam

Saviez-vous qu’il est possible de transformer sa webcam en contacteurs pour effectuer des actions de la souris ou bien des appuis sur les touches du clavier ?

Aussi curieux que cela puisse paraître, ce type de technologie extrêmement intéressante existe depuis des années et n’est pas du tout utilisée (à tort) dans le domaine de la compensation du handicap. C’est ce que propose le logiciel Webcam Zone Trigger Pro. Quelque soit la version que l’on utilise, ce logiciel permet d’analyser l’image de votre webcam et de définir des zones qui seront des “détecteurs” pour déclencher des actions.

Là où cette technologie devient très intéressante, c’est qu’avec une webcam de haute qualité, on parvient à détecter les micros mouvements d’une personne même fortement paralysée. À titre d’exemple, le fondateur de Give Access utilise cette technologie pour contrôler certains jeux vidéo avec des gestes d’une amplitude inférieure à 2 mm ! Oui oui, vous avez bien compris, on parle de contrôler la “partie contacteur” d’un ordinateur sans contacteur !

On peut aussi connecter plusieurs webcams (elles peuvent être de la même marque) qui seront gérées en même temps. On peut donc très bien avoir une webcam devant la main droite, une autre devant la main gauche et une troisième centrée sur le visage. Chaque webcam ayant son propre lot de détecteurs, cela permettra de démultiplier les actions réalisables.

Les inconvénients de cette technologie sont :

1. Le prix de l’investissement total reste assez élevé : nous vous conseillons de faire l’acquisition de la version la plus complète pour avoir la plus grande variété possible de détecteurs. En effet, il existe différents types de détecteurs : les plus simples sont des capteurs de mouvement, les plus avancés sont des détecteurs qui réagissent à l’amplitude ou à la direction des mouvements de l’utilisateur. Bien que le logiciel ne soit pas très cher pour sa meilleure version, il faut souvent faire l’acquisition de webcams de bonne qualité (minimum 70€) pour atteindre de bons résultats. Selon le nombre de webcam que vous souhaitez connecter, l’investissement se multiplie rapidement.

2. La nécessité d’avoir un bon éclairage des zones concernées et que cet éclairage soit invariable dans le temps. Cela signifie que c’est difficile d’utiliser cette technologie la nuit et lorsqu’il fait très sombre dans une pièce. Néanmoins, cet inconvénient peut être facilement contourné soit en allumant la lumière, soit en ayant des lampes USB qui éclairent les différentes parties visées (cela rajoute à l’investissement initial).

3. Bien que cela évolue au fur et à mesure des versions, cette technologie a des difficultés à être extrêmement réactive et à gérer les appuis continus sur un clic de la souris ou bien une touche du clavier.

4. L’utilisation de ce type de technologie nécessite une bonne connaissance en informatique et un temps d’adaptation assez conséquent avant d’être parfaitement opérationnel.

Give Access Total Control

Vous êtes sur le site officiel de Give Access, vous trouverez donc de plus amples informations à propos de nos logiciels sur d’autres pages de ce site mais laissez-nous vous expliquez très brièvement en quoi cette suite logicielle peut aider pour transformer l’accessibilité dans les jeux vidéo.

Le but du Give Access Total Control est de vous donner la possibilité, à vous joueur en situation de handicap, de changer la manière dont vos aides techniques fonctionnent (qu’elles soit classiques ou high-tech). Prenons quelques exemples :

1. Vous avez un seul contacteur : vous pouvez démultiplier les actions qu’il peut réaliser et ceci jusqu’à 4 actions par contacteur (modules Beta et Gamma). Vous pouvez aussi transformer un appui bref en un appui continu avec le module Epsilon. Vous pouvez alterner entre deux actions préprogrammées avec le module Delta.

2. Vous souhaitez rendre utiles les mouvements de votre dispositif de pointage : vous pouvez simuler les actions d’un joystick ou d’un gamepad avec les modules Sigma, Tau et Upsilon.

3. Vous pouvez utiliser des mini-interfaces qui vous permettront de transformer temporairement l’action du clic gauche de la souris. C’est une alternative entre un clavier sur écran et une transformation totale d’une touche.

Vous l’avez compris, le Give Access Total Control vous permettra de reprendre le contrôle sur tous les paramètres de vos aides techniques et ainsi les affiner pour les faire correspondre au mieux à tous les besoins d’accessibilité que vous avez. Avec ce logiciel, vous pourrez aussi réduire le nombre d’aides techniques à acheter et donc à réduire vos besoins d’investissements dans ce domaine. De plus, si vous faites acquisition de notre suite logicielle, vous accéderez directement au téléchargement sans attendre. Vous transformez votre matériel actuel immédiatement.

Vous souhaitez être accompagné par un expert en accessibilité pour rendre accessible les jeux vidéo PC qui vous font envie ? N’hésitez pas à nous poser toutes vos questions sur notre groupe Facebook dédié à l’accessibilité numérique.

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